Le portail de l'Église Saint-Lambert de Nismes porte un chronogramme.
La chaire de vérité
La chaire de vérité présente également un chronogramme indiquant la date de 1769.
La chapelle Saint-Roch
La chapelle Saint-Roch de Nismes se trouve rue de la Station.
On y voit :
Saint Roch est invoqué contre la peste. La chapelle date de 1626 et est due au curé Jean Noël. On voit une pierre de remploi portant le chronogramme de 1627 et une niche abritant une statue de saint Roch.
A la collégiale Saints-Pierre-et-Paul, je n'ai aperçu qu'un seul chronogramme à la chapelle Saint-Hubert.
Chapelle Saint-Hubert
Arrestation des saints Crépin et Crépinien de SoissonsBuste de saint Hubert
Sainte Hélène
A droite sainte Barbe et sa tour aux 3 fenêtres
L'inscription : "unum ex septum" et le chronogramme
Le chronogramme indique la date de 1722.
SANCTUS
HUBERTUS ORIS
MEDICUS
C+V+V+V+I+M+D+I+C+V = 1722
L'année 1722 correspond à la création ou à l'aménagement de l'autel et du retable dédiés à Saint Hubert au sein de la Collégiale.
Le retable illustre des scènes de dévotion liées aux saints guérisseurs et intègre à la fois la figure de Saint Hubert et une représentation de l'arrestation de Saint Crépin et Saint Crépinien.
À cette époque, la ferveur populaire envers Saint Hubert comme "Oris Medicus"» (pour se protéger des morsures de chiens enragés ou guérir des maux de bouche/rage de dents) était particulièrement vivace en Wallonie.
La chapelle Notre-Dame del Pilar se trouve à Salles à la rue Thiérissart (N595) près de Chimay.
La date du chronogramme est 1677.
Un officier espagnol, Don Sanchez de Aguilar, rescapé de la bataille de Rocroi (1643), promit d’élever une chapelle à Notre-Dame si celle-ci venait au secours de sa compagnie militaire.
Une trentaine d’années plus tard (en 1677) le curé de Salles, François Fostier, érigea la chapelle pour y recevoir une statue de "Notre-Dame del Pilar" (Vierge du Pilier), apportée de Saragosse où elle est vénérée dans la basilique Notre-Dame del Pilar.
Le "pilier" est celui sur lequel la Vierge Marie se tenait lors d’une apparition (légendaire) à l’apôtre Jacques.
A l'entrée de l'église la dalle funéraire consacrée au vicaire Ponthier Martin montre un chronogramme.
Hommage au vicaire Ponthier Martin
La pierre date de 1722 comme en témoignent les deux chronogrammes.
Martin Ponthier a été le vicaire de l'église Saint-Marcellin à Chokier pendant 46 ans, jusqu'à sa mort en 1722.
Deux autres hommages lui sont rendus.
Sur un pilastre des bas-côtés (côté sud) de l'église, on voit une sculpture en pierre taillée et polychromée datant de 1711.
BALaTBALaT
Un vitrail peint datant de 1722 est installé dans le chœur.
BALaT signale un autre au niveau de l'autel latéral nord.
Vision de saint Antoine de Padoue et l'Ange gardien
Ce n'est pas dans l'épitaphe funéraire commémorant le comte Jean de Berlo et son épouse Anne Marguerite, ainsi dressée par leur fils Ferdinand de Berlo, évêque de Namur. L'épitaphe se termine par l'année 1720.
Ce serait au niveau du fronton.
Sur la photo, on ne distingue pas si des lettres sont inscrites en rouge.
Par contre en agrandissant cette photo de Wikipedia, on devine que des lettres sont dorées
Il s'agit donc bien d'un chronogramme qui évoque la date de 1720.
ARA BEATISANGELISTUTELARIUS ET ANTHONIODEPADUADICATA
SIEUR ALPHONSE PETIT LAFONTAINE BOURGMESTRE DONATEUR FIT PLACER NEUF CE PARQUET
I+L+I+L+I+V+M+D+I+L+C+V+C+V = 1879
Alphonse Petit-Lafontaine était un maître-marbrier renommé établi à Rance.
Il a dirigé une importante marbrerie durant la seconde moitié du XIXe siècle (la période d'activité documentée sous son nom propre s'étend de 1861 à 1885), faisant suite à l'association marbrière Tenret-Petit.
Ce livre l'évoque :
Sur le côté nord
Deux chronogrammes se suivent :
KALENDIS NOVEMBRIS IOAN- NES PERLAVX PARTITA NOCTE
FINIT ET
QVINTO KALENDAS APRILIS FIT NOCTE VXORIS MORS.
"Aux calendes de novembre, Johannes Perlaux mourut au terme de la nuit ; et le cinquième jour avant les calendes d'avril, sa femme mourut dans la nuit."
Donc le 1er novembre pour l'époux et le 28 mars pour l'épouse. Les chronogrammes nous indiquent les années pour l'époux à savoir 1726 et pour l'épouse 1725.
QVÆ EFFECIT UT ( CUNCTA EORUM
SOBOLE ELIANO IN ORDINE WSV BONIFACIO
A ROSALIA FACTA CONCIONATORE) FRONDATOR
ILLE ET LANISIA MARIA MOULIN UTRIUSQÆTA
SEXTO DECIMO ET CONUBII SEPTIMO PERACTIS LUSTRIS
MULTIS CONFECTI. ÆRUMNIS PIETATIS TANDEM PANOPLIA
PLENI CARNIS UNIVERSE INGRESSI UIAM FUERINT ET
ALIUS ATQUE ALIUS CUM NUMINIS ET OMNIS SIT CRIS
MATISUS DEO HOC IN SEPUL DE RANCE
CONDITI UVLGARIBVS PRECIBVS SVFFRAGE
NTIBUS UT SI QUID NÆUI SVPERSIT LV
ATVR : ET ÆTERNA QVANTOCYUS
POTIANTVR PACE
AMEN
"Celle-ci toute leur famille ayant été inscrite dans la confrérie de lOrdre d'Elie (du Carmel) après sermon de W.S.V Boniface de (Ste) Rosalie a pris soin que, celui-la (son époux) écorceur et (elle-même) Marie Moulin fileuse de laine arrivés à
l’âge de seize lustres après 7 lustres de mariage accablés de beaucoup de peines (mais)
enfin chargés d'une gerbe d'œuvres pieuses, dès qu’ils auront pris l’un et l'autre la voie de
toute chair. l'onction chrismale de Dieu, annonce dernière leur soit administrée et qu'ils soient ainsi inhumés dans le cimetière de Rance, assistés des prières ordinaires, afin que s’il leur restait quelque faute (à expier) ils en soient lavés et jouissent sans retard de l’éternelle paix.
Amen."
Ceci est la traduction de Monsieur Léopold Avaert, clerc de N.D. de Messine à Mons. Léopold Avaert (1882–1971) a exercé la fonction de clerc au sein de l'église Saint-Nicolas-en-Bertaimont, communément appelée église Notre-Dame de Messines à Mons
Puis un troisième :
mieux visible sur BALaT
SCAPULARISTIS PIIS FORTITER AUXILIABITUR DIVINA MARIA
En haut, le texte est actuellement indéchiffrable mais en prenant la photo de BALaT, on voit qu'il y a également un chronogramme sans pouvoir cependant l'interpréter.
Reverendus Dominus ac Magister Petrus Yernaux S.T.B.F. Natus et Lovanii, Pastor nominatus in Thy le Chateau, Ecclesiam adornans hoc sibi sepulchrum paravit.
"Le révérend seigneur et maître Pierre Yernaux, bachelier en théologie, né à Louvain, nommé pasteur à Thy-le-Château, embellissant cette église, s'est préparé ce sépulcre."
Rexit hanc parochiam annis 26. Dedit animam suam pro quibus suis post multas ex iis lue ereptas ipse quoque periit... 24 febr. 1764.
"Il a régi cette paroisse durant 26 ans. Il a rendu son âme [à Dieu] après en avoir arraché beaucoup d'autres à la peste/maladie, avant d'y périr lui-même le 24 février 1764."
E C C L E S I A M A D O R N A N S
C+C+L+I+M+D = 1751
Il s'agit vraisemblablement de la date d'embellissement de l'église.
Deuxième chronogramme
Je n'ai pu le localiser dans l'église. L'image provient de BALaT.
ODIA SEDATA BELLI REFLORESCENTI CEDANT CARITATI
D+I+D+L+L+L+C+I+C+D+C+I+I =1955
Ce chronogramme donne l'année 1955, qui correspond à l'année de la bénédiction et de la réinstallation de la cloche de l'église de Thy-le-Château (remplaçant celle emportée pendant la guerre).
Les travaux de reconstruction globale ont débuté en 1955. C’est au tout début de cette reconstruction que les nouvelles cloches destinées à habiller le clocher restauré ont été fondues, installées, et ont reçu leur bénédiction solennelle avant d'être hissées dans la tour.
Une église primitive existait déjà au XIIIe siècle (mentionnée en 1243), mais le bâtiment actuel gothique date du XVIe siècle. Elle a été consacrée en 1584 et son clocher achevé en 1612.
Elle fut remaniée en 1766 et restaurée en 1951 par Simon Brigode (né à Jumet en 1909 et mort à Charleroi en 1978).
Depuis des années, le chronogramme de l'église Saint-Martin est caché.
Si l'église est dédiée à saint Martin, un culte spécial y est rendu à saint Fiacre, le saint patron des jardiniers, qui est aussi à l'origine de la marche folklorique.
Voici le chronogramme sans l'étoile !
SVB DIVI MARTINI TVRONENSIS VOCABVLO
HAEC SACRA STRVEBATVR
V+D+I+V+I+M+I+I+V+I+V+C+V+L+C+C+V+V =1890
"C'est sous le nom de Martin de Tours que cette église a été construite."
La date de 1890 correspond bien à l'édification de la nouvelle église comme en témoigne cet extrait du moniteur de Belgique.
Le bâtiment central de l'Université de Liège se trouve place du XX Août.
La salle académique a été construite en 1824 selon les plans de Jean- Noël Chevron, architecte de la Ville de Liège, à l’emplacement de l'ancienne église des Jésuites.
Image Wikipedia
EN DULCIS PATRIÆ SPEMLAVRVCINGAT VT IPSE
D+V+L+C+I+I+M+L+V+V+C+I+V+I = 1824
"Voilà comment en personne il ceint de laurier l’espoir de la douce patrie"
Le chronogramme fut composé par le professeur Fuss Jean-Dominique. C'était un brillant latiniste et poète d'origine allemande (né à Düren). Il a été appelé à Liège dès 1817 lors de la fondation de l'université par Guillaume Ier. Il en fut le recteur pour l'année académique 1844-1845.
ECCLESIA
DE DVNIS
EST QVASI MONS
ARGENTEVS
INDEFICIENS
SI TAMEN A
SAPIENTIBVS
GVBERNETVR
"L'abbaye des Dunes est une montagne d'argent qui ne disparaîtra pas si elle est bien gérée."
C+D+V+V+I+V+D+C+I+V+V+V = 1232
L’abbé Niklaus Van Belle a dirigé la communauté cistercienne de durant plus de deux décennies, de 1232 à 1253.
Il succède à l'abbé Salomon de Gand et administre l'institution au cours du XIIIe siècle, une période faste où l'abbaye rayonne sur le plan spirituel, économique et politique dans tout le comté de Flandre. Lambert van Kemmele lui succède en 1253.
Ce serait lors de son arrivée qu'il aurait prononcé cette phrase.
On peut aussi voir :
Elles sont l'œuvre de William Sweetlove.
William Sweetlove
C'est artiste plasticien et sculpteur belge connu pour ses sculptures animalières surdimensionnées et colorées en plastique recyclé.